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 Shandrani Jahan

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Shandrani
Golem ~ Niveau 1
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Messages : 20
Points : 8
Date d'inscription : 21/04/2011

MessageSujet: Shandrani Jahan   Dim 1 Mai - 4:50

Shandrani Jahan



Général


Nom : Jahan

Prénoms : Kaviya, Shandrani, Devashri

Surnom : Khamaralzâman ( quand elle se fait passer pour un homme )

Age : Une petite quarantaine

Sexe : A vous de voir.

Race : Golem

Pouvoirs :

  • Contrôle de la terre.
  • Contrôle de la magie noire
  • Attraction : attire les gens, elle peut jouer le rôle de cible lors d'attaques groupées, donc d'appât. Elle peut autant attirer de façon amicale qu'inamicale.
  • Barrage mental : elle érige une barrière mentale afin que l'on ne puisse la contrôler ou discerner ses pensées, ses émotions.
  • Narcisse : il suffit de croiser son regard et on se sent valoriser, plus confiant, jusqu'à se surestimer. On peut être captiver l'espace d'un instant, à chercher son reflet dans ses prunelles vertes.


Armes :

  • Une paire de katars ( poignards de poing ), faits d'argent. Ils lui ont été offerts par son ( ex ? ) mari.
  • Un shamshir dont le métal est de couleur émeraude, offert par Sînmur.
    Spoiler:
     


Tendances : Libre comme enchaînée au Destin.

Forces : La rapidité est un de ses atouts majeurs en combat, ainsi que la précision. Disons qu'elle se bat avec calcul ; rien n'est laissé au hasard. Autrement, elle est très séduisante, que ce soit sous son déguisement ou non.

Faiblesses : si elle est rapide et précise, son endurance et sa force sont moins performantes. Pour frapper avec efficacité, elle doit donc user d'intelligence et de technique.

Description physique :

Taille : 1m67
Masse : 55kg
Signes particuliers :
  • Une cicatrice le long de l'échine.
  • Un grain de beauté sur la poitrine gauche.
  • Un tatouage représentant un papillon aux contours noirs et rempli de bleu( clic ) sur le mont Vénus. Les arabesques se poursuivent sur sa hanche gauche de façon très stylisée et raffinée. Un second motif orne le milieu de la plante du pieds, un pavot rouge, sans artifice
.

Bien que les tendances étaient, chez les femmes de chez moi, une peau claire, j'arbore un teint bronzé par le soleil. Je ne vois pas en quoi cela serait moins charmant. Vous me direz, la société fait en sorte que la gente féminine haut placée évite les travaux difficiles, de ce fait elles vont rarement à l'extérieur et sont le plus souvent couvertes, non par pudeur mais par préservation de leur teint. Je préfère de loin laisser l'astre des cieux enflammer mon épiderme, tant sa caresse chaleureuse m'apaise. En dehors de cet atout singulier, j'ai le long de l'échine une cicatrice qui tranche d'un beige caramel sur ma peau et deux tatouages à des endroits précis.

Pour ce qui est du reste de mon corps, il est accentué de-ci-delà par quelques formes qui ne peuvent être visibles au travers de mes vêtements. Elles sont moyennes mais bien dessinées, surtout que l'on ne peut s'y attendre puisque mes tenues préfèrent les cacher. L'adolescence les avait fait s'épanouir davantage, d'ailleurs je craignais parfois de ne pouvoir les camoufler plus longtemps. Je suis assez musclée car le travail que l'on me donnait me faisait travailler la moindre parcelle de mon corps, ma souplesse également est appréciable. Ce ne sont pas forcément des qualités désirables chez une femme – hormis la souplesse -, mais qu'importe puisque je me faisais passer pour un homme. . . Ah oui, je ne vous l'avais pas dit. En dépit de la finesse de mes traits et de ma voix assez aiguë, j'étais parvenue à faire croire que j'étais de sexe masculin, et cela m'arrive encore. Pour ce qui est de ma voix, les gens me trouvent l'excuse que je suis un jeune homme qui n'a pas encore mué et qui en restera à ce stade, tout comme ma barbe qui n'est jamais apparue. Ainsi, je me vêts comme un homme, ce qui est bien plus confortable pour bouger. Avant, je portzid des vêtements royaux, le plus souvent lorsque je devais paraître en public je m'habillais vêtements riches, et la longueur de mes cheveux n'était pas jugée, d'autant plus que je portais souvent un turban. Cela n'est pas un problème car un grand nombre d'hommes arborent une longue chevelure là où je vivais. Autrement, je préfère les caftan aux manches amples et aérées, qui laisse filer l'air dans les habits.

Devashri, soit « Divine Beauté », voilà mon premier prénom, évocateur quand à la beauté que je montre. J'étais, dit-on, la plus belle d'entre toutes, à savoir la plus belle de toutes les filles que purent avoir mes parents. Elles rivalisaient de splendeur, usaient de coquetterie, mais tant de superficialité finit par atteindre leur notoriété de façon déplaisante. C'est alors que moi - née au milieu de sept filles entre autres frères, sept sœurs qui me cachaient, qui écrasaient ma discrétion – qui cherchais à ne pas me faire voir, finis par être remarquée. Malgré mon silence ainsi que ma nature réservée, on s'attarda sur ma modestie, ma toute simplicité qui n'avaient pas besoin d'artifices afin de briller. Je n'en étais pas pour autant flattée, au contraire ! Le fait que soudainement les regards se tournaient vers moi me mirent dans un embarras si profond que mes sœurs réussirent à m'abuser. Elles n'aimaient pas ma présence qui faisaient dépérir leurs beauté illusoire et prirent tendance à me chasser plutôt qu'à me causer comme de simples amies. Elles se ressemblaient toutes, de physique et de cœur ; brune à la peau laiteuse, aux yeux bleu saphir et aux lèvres de corail, mais l'intérieur ne valait pas mieux que la glace qui se prend pour du diamant ! La perfidie déterminait leurs pensées et leurs façons d'agir. Sûrement, le publique animait inconsciemment une rivalité qui pourrissait les tréfonds de leur pureté, en eurent-elles un jour. Injuste sort, hélas, qu'est celui des nobles dames, qui se laissent destinées à une compétition insensée. Je ne voulais rien de tout cela, mais je finis comme elle par faire partie de la course.

Je suis assez moyenne, si je marche dans la rue ma taille serait inaperçue. Là où je me distingue est par les drôles d'accords que la nature s'est plut à me confier. Tout d'abord, j'ai hérité de mon grand père une peau d'un doré cuivré. Si autrefois l'on se moquait de moi, on se mit à tressaillir fasse à l'embellissement dont je faisais l'objet au fil des ans. Mes prunelles et ma peau étaient les principaux vecteurs de blagues et d'insultes. Les premières étaient comme réunies par le hasard ; l'une vert émeraude, l'autre plus pâle, comme la jade. Rien de choquant, seulement cela laisse sceptique un bon nombre de gens lorsqu'ils discutent avec moi. Ou on aime les regarder, ou bien détourne-t-on les yeux. Par ailleurs, les miens sont en forme d'amande sans non plus être bridés. Ils sont ornés de cils longs, profondément sombres. Si mon œil d'émeraude semble vif, à l'inverse celui de jade paraît doux. On ne sait sur quel perle danser, la droite ou la gauche ? A laquelle peut-on se fier ? Heureusement, mes sourcils participent avec plus de simplicité, et alors mon regard devient supportable. Je ne dévoile pas intégralement mes sentiments, en revanche je tente d'instaurer une certaine confiance en évitant de me montrer froide. Afin d'y contribuer, mes lèvres de corail et légèrement charnue s'étirent joliment, sans exagération, en un sourire aimable, et découvrent ainsi des dents pareilles de mignons morceaux de sucre. Plutôt agréable et chaleureux, je sais qu'il fait plaisir à voir. Quand au reste de mon visage, il s'agit d'un ovale gracieux, couronné de joues roses subtilement ronde et d'un nez assez fin, à peine recourbé et aux narines délicates.

Comme dit précédemment, je me déguise en homme. Ce physique ne m'aide pas vraiment mais j'arrive à cacher la vérité à propos de mon genre. En tant qu'individu masculin, on me voit comme un garçon assez frêle, propre aux études plus qu'à la guerre, et qui pourtant sait se débrouiller. Mon manque de masse n'est pas trop souvent critiqué puisqu'on évoque aussitôt que pour la rapidité, cela est plus pratique, et que mon agilité n'en est que plus accrue. Autrefois, mes servantes et courtisanes tentaient de me séduire, imaginant milles prétextes pour se trouver en ma présence ou attirer mon attention, et l'épouse de mon frère se vexait que je ne lui accorde pas plus d'attention, me confondant avec mon frère. C'était assez drôle, cela me distrayait un temps. C'était surtout plus utile si on voulait sortir en toute discrétion du palais. Si maintenant je conserve cet accoutrement, c'est que je m'y sens plus à mon aise. De plus, les malotrus se garde bien de me causer et de me proposer une chambre lorsque je me rends à l'auberge.

Description morale :

J'ai été prédisposée à la discrétion, au calme et à la réserve. Il ne faut pas s'étonner de me voir en retrait, loin du monde et seule dans mon coin. Je n'aime pas particulièrement cela, mais cela ne me dérange pas pour autant. J'ai trouvé dans la solitude un refuge agréable, au fil des temps nous nous sommes liées d'amitié. Je profite d'être seule afin de réfléchir et observer ce qui m'entoure. Généralement c'est plus calme et propice à la réflexion. Si je parviens à me maîtriser et à ne pas voir la solitude comme un mal, c'est en partie grâce à mes sœurs. Disons qu'elles m'ont fait autant de mal que de bien.

Cela m'a forcé à être plus indépendante qu'il ne le faut. Je m'en fiche, finalement, de ne pas être appréciée par mon entière fratrie. J'ai suffisamment gagné en autonomie pour ne pas regretter un manque de soutien. La force mentale que j'ai pu acquérir au fil des ans n'égale pas forcément celle des plus braves, néanmoins je suis parvenue à un point suffisant pour me passer d'aide. Je ne compte que sur moi-même et ne demande jamais rien à personne. Mes parents, mes frères, tout le monde dans mon entourage, l'avait remarqué. Ceux qui auraient du me protéger ressentaient parfois de la tristesse, ils n'ont pas pu me voir grandir et rarement m'ont vu sourire. Quand à ceux qui s'étaient un tant soit peu occupés de moi – tant qu'ils le pouvaient car généralement je refusais – étaient ravis que je m'en sois sortie. Il faut dire que comparé à maintenant, j'étais terriblement faible et me laissais écraser trop facilement. A présent, c'est l'inverse. C'est moi qui détermine qui effacer de mon chemin, et je tiens tête à n'importe qui sans éprouver la moindre peine.

Non pas têtue, mais obstinée. Voilà qui me définit particulièrement bien. Obstinée, énormément ambitieuse. Quand le jeu en vaut la chandelle, je vais jusqu'à bout, et plus loin si je le peux. Toujours finir sa course, ne jamais abandonné, absolument jamais. Pour ne pas regretter, rester sur sa fin. Se dire que. Et si. J'aurais du. Non, cela n'irait pas, et je suis une battante. Je ne sais pas reculer, une forme de stupidité mêlée de témérité. Quand j'ai peur, ou que je doute, je ne sais que foncer dans le tas, et bien que cela soit fait avec réflexion, je n'ai pas l'impression que me précipiter soit forcément la meilleure solution. Je n'arrive pourtant pas à me retenir et je n'ai rien trouvé de mieux pour contrer mes craintes que les défier. Autrement, lorsque j'ai une idée ou un projet, cela devient une qualité fort appréciable.

D'une certaine façon, on peut me qualifier de folle. Car il s'agit plus de folie que de courage le plus souvent, même si je ne manque pas du second. Je ne connais pas mes limites, je ne sais même pas si j'en ai. Je prends des risques inconsidérés, et plus il y en a plus je suis excitée. Cela m'amuse et me donne envie de pousser le bouchon, encore et encore. Quand une envie ou une idée me passe par l'esprit, j'ai de suite le désire de l'exécuter. Cela peut me rendre nerveuse de ne pouvoir l'appliquer dans les plus brefs délais, ce qui traduit une impatience démesurée. Tant que mes exigences ne sont pas assouvies, je peux devenir étrangement désagréable, presque capricieuse. Pourtant, si je ne peux aboutir à mes fins, je me résous à l'échec plus facilement qu'on ne peut l'imaginer. Ma rage est refoulée, et elle s'éteindra plus tard, lorsque je me serais épuisée à quelques activités physiques ou si j'ai eu des expériences assez houleuses. Je ne crache pas ma colère, je la déverse proprement, là où ne peut pas la retrouver. C'est bien l'unique sentiment que je renferme en tout cas.

Dans mes émotions, je suis très vive, et si cela ne se voit pas c'est que je le dissimule par des moues, des gestes, ou la neutralité. Je m'éprends facilement par l'amour, sans rêver au romantisme. Un de mes plus grands défauts ; j'ai beau considérer en tant qu'êtres humains, je m'attache assez facilement sans le désirer aussi facilement que je m'en détache. Je tombe en amour régulièrement, ou alors j’approfondis mes relations. Souvent, ce n'est qu'une passion éphémère dont je puis me tirer sans blessure. Il arrive que mes envies ne soient pas partagées, ou que dès que je marque la fin d'une histoire l'autre ne l'accepte pas forcément. Il est difficile de me suivre, même quelques instants. Je ne suis pas de la meilleure compagnie par moment. Secrète sur ma personne, mes projets, mon intégrité, à la fois ouverte et fermée, gentille et provocante, surprenante et prévisible. On a du mal à me définir, alors on ne le fait plus. Il faut demeurer un temps avec moi afin de comprendre.

Aux autres, j'apparais calme et sereine, mais aussi enjouée et extravertie. Séductrice, charmeuse subtile qui aime jouer. Passer du temps avec moi, c'est se délecter de miel et de vin. C'est doux, et ça saoule. C'est vouloir voir ce qu'il y a au fond. Au fond de quoi ? A dire vrai on ne sait pas trop, et ça éveille la curiosité. On devine aisément que je suis intéressée par mes interlocuteurs, que je suis attentif à leur égard. Attentionnée, douce sans exagération, je suis de nature prévenante et ne m'en cache pas. On aperçoit également quelques défauts, à savoir mon caractère impulsif et très présent. C'est effrayant, mais cela en attire bien quelques uns. Je ne suis pas une femme qui aime la confrontation, mais quand on me cherche je suis là, prête à me défendre et à attaquer sans pitié.

Histoire :

C'est l'histoire de trois naissances, trois bénédictions. Kaveh, Kanmi et Devashri. Tout les trois nés sous la même étoile, mais seulement deux se ressemblaient comme deux gouttes d'eau : Kaveh, qui deviendra Khamaralzâman lorsqu'il deviendra roi, et moi, Devashri, qui deviendra Shandrani. Notre triplette, Kanmi, ne fut pas aussi soudée que nous le fûmes. Elle fut très vite recueillie par le reste de la famille, en revanche mon frère et moi avions été mis légèrement à l'écart. Lui moins que moi, étant donné que les hommes ne s'entichent pas des même différends que ceux plus superficiels des femmes. J'étais le vilain petit canard qu'on ne voulait pas, sans plus. Je me contentais de jouer et de me battre avec mes frères plutôt que de me faire jolie pour une raison mystérieuse mais probablement aussi vide d'intérêts qu'une vieille paire de socques, et cela contre l'interdiction de nos parents qui ne voulaient pas mélanger filles et garçons. Je me révélais talentueuse à l'escrime, moins à l'arc. Ma révélation se fit au combat sans arme, on j'étais bien plus à l'aise car libre de mes mouvements, seulement il n'est pas toujours facile de tuer avec la simple force de ses mains.

Ah oui, c'est vrai, vous ne vous pouvez pas être étonnés de cette révélation, vous ignorez que je suis la fille chérie de Ses Majestés Zohar et Roxane Ben Saar Al Djafar, les dirigeants de l'opulente Gulsun. Cette cité était réputée pour se tenir à l'écart des autres. Indépendante, elle avait plus d'alliés que d'ennemis. On la reconnaîssait pour sa grande école et sa bibliothèque, bien que les dirigeants étaient doués en commerce, qui était le principal revenu. Le seuil de pauvreté n'était pas trop bas, mais ce n'est pas tout le monde qui vivait riche à Gulsun. Les seigneurs y étaient pourris comme partout, et je ne vous parle pas de la manière dont ils abusaient du peu de pouvoir que mes parents leur avaient conféré. En dehors de mes oppositions avec mes soeurs et des jeux avec mes frères, je jouissais d'une vie somme toute agréable, enviable. J'eus une enfance très riche de toutes sortes de savoirs, tant physiques qu'intellectuels, je n'avais pas de quoi me plaindre réellement.

Plus les années passaient, plus la beauté de Kaveh et la mienne grandissaient. Nous étions les enfants des dieux, façonnés de leurs mains, les enfants chéris de tous. On nous connaissait pour notre complicité sans égale. Ils nous arrivaient très souvent de nous chamailler, jusqu'à se porter de vrais coups, mais nous étions très proches. Si vous voyez l'un, vous voyez l'autre, et ce n'était pas un peu de violence qui nous empêchait de nous apprécier. Nous nous ressemblions trop pour ne pas nous aimer sans nous confronter. Quoique cela se calma à l'arrivée de l'adolescence, nous nous parlions plus que nous nous frappions. C'est normal, en grandissant cela évoluait. Nous nous adonnions à la chasse, aux combats, et à l'aventure. Surtout l'aventure à dire vrai ! Au plus grand damn de nos géniteurs, nous avions tout les deux un goût très prononcé pour les risques. Nous sentir en danger nous stimulait trop, nous mesurer chaque jour à la chance, au malheur, au Destin, était notre principal passe-temps. Grands amateurs de géographie et astrologie, nous fîmes plusieurs voyages pour visiter ce qui nous passait par la tête. Nous refusions toute escorte, et quand on nous en imposait une, on la semait facilement.

De ma vie, je ne retiens pas de meilleurs souvenirs que ceux passés avec Kaveh. Il était en réalité tout pour moi. Je sais, je sais ! Je dis ça chaque fois que je tombe amoureuse ! Mais mon frère était l'absolu, mon tout ! Et Kanmi le savait, cette. . . cette. . . cette inqualifiable ! J'avais pour elle des sentiments inverses que ceux que je prodiguais à mon cher frère. Je ne l'aimais pas, car plus que les autres elle cherchait à nous nuire. Sa jalousie était plus forte que celles de nos soeurs. Elle ne devait pas supporter de ne pouvoir plaire à tout le monde, y compris ses triplets. C'est contradictoire, je le concède ; elle nous rejettait et voulait notre affection en même temps. C'est que de nous trois, elle fut la plus oubliée. Par ailleurs, de toute la fratrie, nous étions les préférés - nos parents nous favorisant largement plus. Enfin ! Si elle s'était contentée de nous haïr à distance, pourquoi pas. Mais elle avait dépassé les bornes.

Je vous la présente : Kanmi, de son alias indéfini, banale et plus bête que ses pieds. Vous aurez plus de conversation avec un dromadaire plutôt qu'avec cette exception de la bêtise. Envieuse au point de tuer, et je vous l'avoue en toute honnêteté. J'en suis la preuve. Voilà, Kanmi était une pimbêche énervante qui foutait son bordel à son passage. Je ne me souviens plus de la raison de notre dispute, ce matin-là. Il faisait beau, la brise du matin soulevait mollement les gazes vertes qui servaient de rideaux à mon baldaquin et pour mes fenêtres. Peut-être parce que c'était avant ma mort, il me semblait que la lumière du soleil était magnifique, dorée et très douce. Elle était venue m'emprunter quelques affaires, seulement elle ne regarda pas que les accessoires de beauté ou encore le maquillage. Elle fit un arrêt sur ma collection d'armes. Je crois que c'est là, l'élément déclencheur. Je n'ai pas supporté qu'elle touche à MES affaires. C'était différent de barrettes ou de robes. J'avais l'impression que c'était moi qu'elle touchait.

( Pause. )

Vraiment, je ne me souviens plus. Même pas de la douleur suite à la lame qui tranche mon échine. Ni de comment fut mon dernier souffle, mes dernières pensées. J'ai beau me forcer à tirer du flou ne serait-ce qu'une once de clarté, il m'est impossible d'établir les choses clairement. Je ne sais pas si c'est une mauvaise chose, je dois accepter de vivre sans quoiqu'il advienne.

A part le fratricide et la jalousie, j'ai quand même eu une adolescence heureuse. Et oui ! C'est important d'y venir, et je ne jouerais jamais le rôle de victime éplorée. Malgré quelques malheurs, je suis encore là, et je compte bien rester longtemps. Entre les aventures, j'ai fait des rencontres agréables et enrichissantes. Pareillement à mon double, nous avions un don pour attirer les gens jusqu'à nous, aussi bien amicalement qu'en d'autres manières. Nous avions chacun un tableau de conquêtes plus ou moins rempli. Plus souple que lui, je me laissais aller vers le même genre que moi, en revanche Kaveh était plus certain de ses compagnes et de son attirance sexuelle. Il ne m'as jamais jugée sur mes agissements, il voyait que malgré un nombre assez élevé de relations, je demeurais exigeante et ne fréquentais pas n'importe qui. De plus, avant ma seconde vie, j'étais très pudique, le plus chaste des baisers n'était jamais offert avant que la sûreté ne soit installée. Mon premier véritable amour fut Farid. Sa soeur, qui fut mon amante, était une grande tatoueuse, et elle avait laisser sur mon corps quelques unes de ses oeuvres. Quand à Farid, il était aventurier, chasseur de trésors précisément. Il était à la recherche d'invocations et put m'instruire à ce sujet. Il disait de cela qu'elles étaient des merveilles de puissance, capables de grandes choses.

Farid a vieillit à présent, sans jamais trouver l'objet de sa quête. Il a une famille, qui n'est pas de ma descendance, et il est moins beau qu'avant. La dernière fois que je l'ai vu, c'était il y a un mois. Il devait avoir quarante ans, et si je le qualifierais de bel homme. J'avais vu, au fond de ses yeux, que j'étais un souvenir vivant. Nous avions eu des nuits très chaudes, des disputes aussi froides. Un lien, un mariage. Dans sa voix, il y avait du regret. Moi, je ne pouvais me permettre d'en éprouver, et il en fut vexer. C'est que le temps a un été un bon maître, mais il ne pouvait pas le comprendre. J'avais presque son âge, et je paraissais bien moins âgée que lui. Il devait être attristé de voir son passé avoir autant d'éclat qu'avant. Puis sa fille de me draguer sans contenance. Farid fut une belle histoire d'amour, courte également. J'en reparlerais peut-être un jour.

Revenons à ma seconde vie. Kanmi fut répudiée dans un premier temps, et pour se faire pardonner ( bah oui, elle a dit qu'elle ne l'a pas fait exprès, la bougresse ! ) jura de me ramener à la vie. Le prix qu'elle dut payer pour me “ ressusciter ” fut lourd. Une Vie, ce n'est pas gratuit. La magicien qui avait organisé mon retour exigea en échange la passion de la jeunesse, l'étincelle qui brille au fond des jeunes gens lorsqu'ils rêvent et entreprennent un projet qui leur tient à coeur. Elle ne le savait pas. Je vous l'avais dit qu'elle était bête, ce n'est pas de la mauvaise fois. Désormais, elle fut une fleur sans parfum, déjà lasse de la vie. Ses prunelles ne s'éclairaient plus de désir, jamais elle n'évoquait un envie particulière en dehors de ses goûts pour la nourriture ou les vêtements. Elle faisait pitié à voir, mais je m'en fiche. Je ne lui ai jamais demandé quoique ce soit, et ne me sens pas redevable.

Tout cela, c'était il y a longtemps. Si longtemps. Et les grains de mon sablier ont cessé de couler. J'ai vu, d'une façon de parler, les gens que j'aimais mourir, mes professeurs, mon frère, mes parents, les anciens ; et tant d'autres ! Je regrette mes ennemis, ceux qui m'ont détestée, la grandeur de Gulsun. En effet, elle n'est plus que ruines et poussières, ses habitants sont les fantômes, les hors-la-loi à la recherche d'un refuge. Si cette cité n'avait pas énormément d'ennemis, elle en avait quand même. En nombre suffisant, en taille plus grosse aussi, et Gulsun fut anéantie. Les soldats se battaient avec fureur, l'espoir de voir leur famille épargnée. Ils ne voyaient pas les bâtiments en feu, le sang couler, les gens tomber. Il n'entendait pas les maison s'effondrer, les cris affolés, les armes s'entrechoquer. Plus rien n'avait de sens, sauf la survie des leurs. Pourquoi s'en prendre à une cité sans histoire, si ce n'est pour l'argent, les esclaves, et un bête affront ? Ces embrouilles-là, je les connais mal. Un refus de commercer, et boum.

J'avais tenter de suivre mon frère, convoquer aussitôt, hélas les femmes ne font pas la guerre, du moins pas partout. Dans une salle sensées être protégée du palais, je me réfugiais avec ma mère et mes soeurs. Lorsque nos adversaires nous retrouvâmes, je fus en avant du combat, pour la première fois soudée avec mes soeurs. Nous protégions notre mère en vain, armée de folie. Je fus la première à être touchée, à l'endroit où j'eus un coeur. Cette attaque ne fut que m'extirper une douleur immense au point de perdre connaissance. Seulement ça. Quand je revins à moi, elles étaient toutes mortes. Leurs habits étaient tâchés de sang, les miens également. Leurs bijoux volés, certaines robes relevées bien trop haut pour que ce soit un accident. L'odeur du sang me donnait des nausées, et la vue des cadavres également. On pouvait lire, sur certains visages, l'absence de vie, ou la présence de la frayeur encore présente. Et moi, qui pleure rarement, j'ai laisser s'écouler toutes mes larmes. Si j'avais pu, je me serais donnée la mort.

Plutôt que de me laisser aller, je repris mes esprits. La tristesse était toujours là, le goût amer de la déprime s'immisciait dans ma bouche. Mes pas était trop lourd, mes envies trop mortes. La dépouille de Kaveh me fit retourner à ma tristesse. Elle était là, gisante parmi d'autres. Aucunes ne manqua au phénomène de putréfaction, et les mouches se nourrissaient gaiement des corps qui s'étaient vaillamment battus il n'y a pas très longtemps. Ce décor horrible, je le fuis, sans destination précise en tête.

C'est à force d'aller de village en village que j'eus à nouveau un peu le désir de vivre. Trop faible, bien sûr, pour que je ne cède pas au breuvage d'une vieille sorcière. Un puissant somnifère, pouvant provoquer la mort. Pour ce moment sensé radoucir mon coeur, je choisis le plus bel endroit que je vis dès mon départ. Une plaine immense, incroyablement fleurit et fertile. Ce fut là que je sombrai. 20 ans plus tard, je m'éveillais dans un nid parfaitement à ma taille. Et aujourd'hui, me voilà. Pleine de volonté malgré une mort ratée.


Compagnon


Prénom : Sînmur

Sexe : Masculin

Race / espèce : un faucon ( Argentavis magnificens )

Pouvoir :
  • Télépathie, si possible à la place de parler.
  • Croissance : cela agrandit sa taille. Si il fait quelque chose d'éprouvant en même temps ( attaquer, voler sur une longue distance ) ce pouvoir est moins efficace. Disons qu'en activité il peut tenir au moins 10min, 5 de plus en étant progressivement fatigué. Au repos 40min sont disponibles, au vol sans charge 30min, et avec 25min.


Ralliement : Neutre

Description physique et morale : Sînmur est un très grand faucon dont l'espèce s'éteint petit à petit. Ses ailles ont une envergure de 7 mètres et il pèse bien ses 70kg. Pour un oiseau, il est costaud et très impressionnant. Et il fait bien 30% de plus une fois transformé ! Son plumage est assorti aux prunelles de la demoiselle, d'un vert émeraude aussi éclatant que la pierre précieuse. Du reste, il a les même caractéristiques que ceux de son espèce. C'est un très bon chasseur, que ce soit sur terre ou dans les airs, il n'hésite pas à se mesurer à de grosses proies.

Sînmur est un volatile très fier qui n'a qu'une parole. Très honnête, la vérité est en quelque sorte son guide. Malgré ses airs impressionnant, qui plus est distant, il est doué d'attaches et peu apprécier quelqu'un. Il aime assez sa compagne de route et est assez protecteur vis-à-vis d'elle. Contrairement à elle, il est réfléchit, il sait contrôler ses impulsions ou ses sentiments.

Petite histoire : il planait tranquillement, à l'affût d'un gibier bien appétissant. Le soleil était à son beau fixe, la prairie verdoyante incitait les cerfs et les biches à se sustenter. Pourtant, il changea ses plans. Plutôt que de manger, il se poser près d'un corps endormit. Les humains sont bien étranges et dorment étonnamment longtemps, pensait-il quand, le lendemain, il la retrouva encore. Une chance que les loups et les monstres n'avaient pas saisie ! Sauf si ils n'avaient pas réussit à la dévorer ? C'en fût ainsi un troisième jour, il comprit donc que le sommeil de la belle n'était pas naturel.

Ce fut de cette manière qu'il décida de la prendre sous son aille, la laissant dormir en paix jusqu'à son réveil. Ils se lièrent rapidement d'amitié, prêts à voyager ensemble.


A propos de vous


Prénom : Leïla.
Age : 19ans et demi.
Pseudo courant : Graine de Grenade.
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Dernière édition par Shandrani le Jeu 12 Mai - 21:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Shandrani Jahan   Jeu 12 Mai - 11:29

Voli, voilou, désolée pour l'attente.

Si y'a un soucis, je suis prête à éditer ^^
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MessageSujet: Re: Shandrani Jahan   Jeu 19 Mai - 5:36

Ok, je ne vois aucun problème.

Tu es validée^^

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MessageSujet: Re: Shandrani Jahan   

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